Guide
Choisir un agent immobilier à Dijon.
Ce qu'il faut vérifier, ce qu'il faut demander, et ce que je réponds moi-même à ces questions. Un guide pour décider en connaissance de cause, pas pour vous convaincre.

À Dijon comme ailleurs, tout le monde peut afficher « agent immobilier » sur une carte de visite. Ce qui change vraiment le résultat d'une vente tient à quelques points concrets : le cadre dans lequel la personne exerce, la façon dont elle fixe le prix, la manière dont elle montre le bien, ce que dit le mandat, et ce qui se passe une fois qu'il est signé. Voici comment les vérifier, dans l'ordre.
1. Vérifier le cadre légal
En France, la transaction immobilière est une activité réglementée par la loi Hoguet. L'agence doit détenir une carte professionnelle « Transaction sur immeubles et fonds de commerce », délivrée par la chambre de commerce et d'industrie, et une assurance de responsabilité civile professionnelle. Demandez le numéro de carte : il figure sur les mandats et sur les mentions légales du site de l'agence.
Beaucoup de personnes que vous rencontrerez, dont moi, exercent avec le statut d'agent commercial : un indépendant immatriculé au registre spécial des agents commerciaux (RSAC), qui travaille pour le compte d'une agence titulaire de la carte. Concrètement, le mandat que vous signez est celui de l'agence, l'agent commercial ne peut pas encaisser de fonds pour vous, et c'est l'agence qui répond de l'activité. Ce n'est ni mieux ni moins bien qu'un salarié d'agence : c'est un cadre à connaître. Demandez simplement le numéro RSAC et le nom de l'agence.
2. Regarder comment le prix est fixé
C'est le point qui décide de presque tout. Une estimation sérieuse s'appuie sur les ventes réellement signées autour de chez vous — la base DVF publiée par l'administration fiscale les rend consultables par tous —, sur les biens en concurrence au moment de la mise en vente, et sur des ajustements argumentés : étage, état, lumière, travaux, extérieurs, charges. Elle est écrite, et elle explique d'où vient le chiffre.
Méfiez-vous d'un prix annoncé en cinq minutes sur le pas de la porte, et d'un prix nettement plus élevé que les autres avis : un prix flatteur fait signer un mandat, puis fait perdre des mois. J'explique pourquoi dans les trois premières semaines décident de votre vente, et je montre l'écart entre prix affichés et prix signés dans prix affiché, prix signé à Dijon.
3. Regarder comment le bien sera montré
Les acheteurs découvrent votre bien sur un écran avant de le visiter. Demandez qui fait les photos, s'il y aura un film, une prise de vue par drone pour une maison ou un immeuble, une visite virtuelle, et à quel moment. Demandez aussi à voir des annonces récentes de l'agent : c'est le meilleur aperçu de ce que recevra votre bien.
4. Lire le mandat avant de le signer
Le mandat fixe le prix de présentation, la durée (souvent trois mois, reconductible), les honoraires et la partie qui les paie, et son type. Avec un mandat exclusif, un seul professionnel vend votre bien et s'engage sur les moyens ; avec un mandat simple, plusieurs agences se partagent la vente, et le bien apparaît souvent à des prix différents, ce qui inquiète les acheteurs. Les honoraires sont libres et affichés dans un barème public : celui de l'agence à laquelle je suis rattaché est reproduit sur ma page Honoraires. Ils ne sont dus que si la vente se réalise.
5. Savoir ce qui se passe après la signature
Demandez à quoi ressemblera le suivi : un retour après chaque visite ? Un point régulier sur les demandes reçues ? Une seule personne à joindre, ou un standard ? Un bien se vend rarement tout seul : c'est dans les semaines qui suivent la mise en ligne que l'on ajuste, que l'on relance, que l'on négocie.
6. Lire les preuves comme il faut
Les avis en ligne sont utiles s'ils sont datés, sourcés et complets — les négatifs compris. Les « X biens vendus » n'ont de sens qu'avec une période et un périmètre : l'agence entière, ou la personne en face de vous ? Les vidéos de biens en disent long sur le soin apporté. Et une vente racontée honnêtement (contexte, difficulté, résultat) vaut mieux qu'un slogan.
7. Dix questions à poser
- Quel est le numéro de carte professionnelle de l'agence, et votre statut exact ?
- Sur quelles ventes réelles votre estimation s'appuie-t-elle ? Puis-je voir le dossier ?
- Quel écart voyez-vous entre les prix affichés et les prix signés dans mon quartier ?
- Qui fait les photos et le film, et quand ?
- Mandat simple ou exclusif : que me conseillez-vous, et pourquoi ?
- Quels sont vos honoraires, et qui les paie ?
- Comment saurai-je ce qui se passe après chaque visite ?
- Que faites-vous si le bien ne se vend pas dans les premières semaines ?
- Vérifiez-vous le financement des acheteurs avant d'accepter une offre ?
- Qui sera mon interlocuteur du premier jour à la remise des clés ?
Ce que je réponds, moi
Je suis agent commercial en immobilier, rattaché à l'agence GRAVELIN IMMO, rue Bannelier à Dijon, titulaire de la carte professionnelle. Le mandat est celui de l'agence ; je n'encaisse aucun fonds. Mon estimation part des ventes réelles du secteur et des biens en concurrence, et vous est remise sous forme d'un dossier écrit. Je fais moi-même les photos, le film, le drone et les visites. Vous n'avez qu'un seul interlocuteur, et c'est moi qui réponds. Je ne fais pas de gestion locative, et je ne démarche personne : si vous me lisez, c'est que vous êtes venu jusqu'ici.
Le reste — mon statut, mes numéros, mes honoraires — est écrit noir sur blanc dans les mentions légales et la page Honoraires.
