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Clientèle internationale

Vendre à un acheteur étranger : ce qui change pour vous.

Un acheteur belge, suisse ou américain s'intéresse à votre maison. Bonne nouvelle. Voici ce qui change, et ce qui ne change pas.

Shawez Ali en extérieur, costume bleu, devant une façade de Dijon — Vendre à un acheteur étranger : ce qui change pour vous
Sommaire
  1. Vérifier le sérieux de l'acheteur
  2. L'origine des fonds
  3. Signer à distance
  4. Les délais
  5. Parler sa langue
  6. Questions fréquentes

La vente suit exactement les mêmes règles qu'avec un acheteur français : offre, compromis, délai de rétractation, acte chez le notaire. Ce qui change, c'est la distance, la langue et parfois le financement.

Vérifier le sérieux de l'acheteur

Avant une visite, je demande à l'acheteur son plan de financement : apport, accord de principe d'une banque, ou justificatif de fonds s'il paie comptant. Un non-résident obtient un crédit en France, mais souvent avec plus d'apport et un peu plus de délai.

Trois choses à savoir avant de faire une offre.

L'origine des fonds

Le notaire, la banque et l'agence doivent vérifier l'identité de l'acheteur et l'origine de son argent, au titre de la lutte contre le blanchiment. L'argent arrive par virement sur le compte du notaire, jamais chez vous directement. C'est une protection pour vous.

Signer à distance

Le compromis se signe souvent électroniquement. Pour l'acte, l'acheteur peut donner procuration. Si l'acheteur ne parle pas français, le notaire peut demander un interprète, souvent assermenté, le jour de la signature, ou des documents traduits : prévoyez-le dès le compromis.

Les délais

Comptez les mêmes trois mois environ entre l'offre et l'acte. Ce qui peut retarder : une procuration à faire légaliser à l'étranger, un crédit de non-résident, un virement international. Un calendrier écrit dès l'offre évite les surprises.

Parler sa langue

Un acheteur étranger qui comprend chaque étape signe plus sereinement, et négocie moins sur la peur. Je travaille tous les jours en français et en anglais. Je parle aussi couramment le hindi, l'ourdou et le pendjabi, très bien le persan, et bien le grec et l'arabe. J'explique le compromis, les diagnostics et la copropriété à l'acheteur, et je vous rends compte de tout, par écrit.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il acheter ma maison sans venir en France ?

Oui : visite vidéo, compromis signé électroniquement, acte par procuration. La plupart viennent quand même une fois voir le bien.

Est-ce plus risqué de vendre à un non-résident ?

Non, si son financement est vérifié avant la visite. L'argent passe par le notaire, qui contrôle aussi son origine.

Faut-il traduire le compromis ?

Si l'acheteur ne parle pas français, le notaire peut demander un interprète ou des traductions. Prévoyez-le tôt.

Les délais sont-ils plus longs ?

Souvent les mêmes, environ trois mois, à condition d'anticiper la procuration et le crédit.